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S a r a   M o n t a n i   S t o f f e l




Sara Montani Stoffel obtient son diplôme d'ingénieur civil en 1994 à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Ayant pris goût à la recherche lors de son travail pratique de diplôme ("Forme et montage des coques en bois"), elle se lance dans une thèse de doctorat immédiatement après ses études, dans le domaine des galeries de protection contre les chutes de blocs rocheux. Ce travail apporte une contribution importante à une directive suisse sur le dimensionnement de ce type de galeries.

Son titre de docteur ès sciences techniques en poche, elle travaille dès 1998 en tant que géotechnicienne dans un bureau d'études à Berne.

Voici quelques traits du parcours de Mme Montani Stoffel:


Ma formation jusqu'à l'EPFL

Née en 1969 à Salgesch en Valais, j'ai effectué ma scolarité obligatoire dans cette localité et à Sierre, puis ma maturité cantonale à Brigue et finalement mes études d'ingénieur à l'Ecole polytechnique fédérale à Lausanne. De langue maternelle allemande, j'ai appris le français dès l'âge de 12 ans lors de mes nombreux passages en suisse romande durant les vacances scolaires, puis pendant mes études à Lausanne. Mes années d'études d'ingénieur civil se déroulèrent à l'EPFL entre 1989 et 1994. Je les ai beaucoup appréciées, pour les moments agréables passés avec des amis venant en particulier de ma région, la solidarité entre étudiants et bien sûr l'apprentissage d'une foule de nouveautés propres à mon futur métier. La quantité de matières à digérer était souvent énorme, mais les sujets toujours très variés, à tel point que l'on avait parfois l'impression de s'y perdre. Ce n'est finalement qu'aujourd'hui que j'en ai vraiment compris l'utilité et l'importance; recevoir une bonne formation multi- et interdisciplinaire permet de toucher à une multitude de domaines fort diversifiés. La formation dispensée doit en effet donner aux ingénieurs la capacité de chercher des solutions à leurs problèmes et non pas seulement d'appliquer des recettes toutes faites mises à leur disposition.

Mon intérêt pour la recherche

Une fois mes études terminées, je savais que, d'une part, l'ingénierie m'intéressait, mais que, d'autre part, j'appréciais tout autant l'enseignement et le contact avec les étudiants. C'est pour cette raison que j'ai cherché à rester dans le milieu académique et ainsi relier le côté enseignement avec celui de recherche.

Il se trouvait qu'un de mes amis travaillait à cette époque sur un projet fort intéressant; il traitait d'une question qui me touchait de près, habitant le Valais, un canton très montagneux : le problème du dimensionnement des galeries de protection contre les chutes de blocs rocheux recouvertes d'une couche amortissante. Mon sujet de recherche était trouvé. Il s'est agi premièrement d'effectuer une étude expérimentale consistant à lâcher des blocs de différentes tailles sur une dalle en béton armé. Les forces d'impact et les déplacements de la dalle ont été mesurés. Il fallait ensuite trouver un lien entre les différents paramètres donnés tels que la taille des blocs, la hauteur de chute, etc. et les grandeurs à déterminer telles les forces sur la structure et ses déplacements. C'est certainement l'aspect pratique de la recherche qui m'a énormément attirée, ainsi que de pouvoir contribuer à la résolution d'un problème d'actualité pour la sécurité des routes de montagne.

Mon choix entre la recherche en milieu académique et la pratique dans un bureau d'études

Ma thèse terminée, la possibilité m'était offerte de continuer à travailler dans le domaine de la recherche à l'EPFL. Pour des raisons d'ordre personnel, je me suis finalement décidée de partir dans la pratique et j'ai trouvé un poste dans un bureau d'études à Berne.

Le saut était effectué ! Après tant d'années passées dans le milieu académique, où les résultats et leur présentation comptent beaucoup, le facteur temps n'intervenant qu'à un deuxième plan, j'avoue que ce changement demande une petite période d'adaptation! Mais on s'y habitue assez rapidement.

Mon activité professionnelle actuelle

Bien que je m'occupe toujours de problèmes liés aux dangers naturels, mon activité principale se concentre aujourd'hui autour de la reconnaissance géotechnique et des travaux attachés au sol et à la roche. Je dois ainsi résoudre des problèmes de stabilité du terrain lors de la construction d'un bâtiment, c'est-à-dire faire une prédiction de la stabilité au moment de l'excavation de la fouille et, si nécessaire, proposer des méthodes pour permettre la construction en toute sécurité. J'organise des campagnes de sondages pour connaître la qualité des terrains sur ou dans lesquels on veut bâtir (maison, tunnel, etc.). Souvent, on est amené à faire des prédictions du comportement des sols et des roches avec lesquels on travaille, ce qui n'est actuellement pas une tâche très simple pour moi, mais l'opportunité m'est ainsi offerte d'apprendre tous les jours de nouvelles techniques et méthodes. Et de me rappeler la prédiction faite lors de mon premier semestre à l'EPFL : le métier d'ingénieur, c'est cinq années d'études et dix années d'apprentissage !

Le métier d'ingénieur praticien ne se prête pas à l'isolement, comme parfois celui de chercheur, mais, au contraire, au contact avec de nombreuses autres personnes ; j'ai la chance de collaborer avec des géologues, des maîtres d'ouvrages, des architectes et autres ingénieurs de structures.

Aujourd'hui, je vois enfin se réaliser les projets dont la planification m'incombait, jusqu'à me retrouver sur des chantiers, responsable de la surveillance de certains travaux. Chaque jour m'offre son lot de nouveautés, à comprendre et parfois surprenantes. Ces découvertes fort intéressantes font toute l'attractivité de mon métier!




source (site web): Base de données des anciens de l'EPFL (A3E2PFL), fiche de Sara Montani Stoffel.
Photographies, remarques et notes complémentaires au premier texte préparées par Mme Montani Stoffel (juillet 1999).
 
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