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La construction de la ligne ferrovière Delémont-Delle est achevée le 30 mars1877. Cette voie relie dès lors la Vallée de Delémont à lAjoie mais elle se place aussi sur un axe facilitant un grand trafic international.
Le trafic international passe par la ligne Delémont-Delle ! Le dernier tronçon construit, reliant Glovelier à Porrentruy, a été la partie la plus délicate à mettre en uvre puisque la ligne traverse désormais les contreforts du Mont-Terrible mais aussi et surtout franchit louvrage dart le plus important de la ligne au km 101.347 : le viaduc de St-Ursanne, construit entre 1875 et 1876.
La construction du viaduc
Le viaduc de 1876 à 1929
Les contraintes liées aux conditions de trafic et en vue de lélectrification augmentant constamment, une transformation du viaduc consistant à installer une nouvelle pile au milieu de chacune des six travées est effectuée en 1929. Mais la superstructure change aussi considérablement de forme
Renforcement de 1929
Le viaduc de St-Ursanne sélève à 48.70 mètres et décrit une courbe de 400m de rayon. La longueur totale de la superstructure est de 260 mètres. Avant la consolidation de 1929, le tablier reposait sur 5 piles en maçonnerie. Le coût de louvrage à cet instant sélevait à 750'000 francs. Après les transformations de 1929 ( 6 piles sup-plémentaires en béton damé), le viaduc compris 12 voûtes en béton de 17m de portée. En effet, le tablier métallique fut remplacé par des voûtes et des tympans latéraux en béton, le tout formant un auge ballastée reposant sur les 11 piles.
En 1967, on ajoute, pour des raisons de sécurité, des dalles préfabriquées au profil en travers de la superstructure.
Très tôt après sa transformation, des signes de fissuration furent observés sur les faces latérales de louvrage. Ces fissures sont essentiellement dues aux déformations de louvrage construit en courbe, dautant plus quaucun joint de dilatation nexiste sur la superstructure ! Les seuls travaux dentretien furent entrepris en 1940 et consistaient à réparer les dégâts de surface du béton. Létat actuel de louvrage indique que les actions climatiques (gel/dégel) ont dégradé passablement certaines parties de la structure. Les éléments les plus touchés de la superstructure sont les bordures et les corbeaux quil faut remplacer, les voûtes quil faut assainir localement et létanchéité de lauge, vieille de 60 ans, quil faut refaire. Leau provenant des fissures des voûtes a, sous laction du gel, dégradé les piles en maçonnerie. Elle doivent donc subir un assainissement local. La capacité portante du pont nest cependant pas remise en cause mais des risques déclats de béton mettent les usagers de la route passant sous le viaduc dans une situation dangereuse. Un projet dassainissement est donc actuellement en cours, en vue dempêcher la progression des dommages tout en maintenant lesthétique et le caractère de louvrage. Les problèmes daccessibilité et déchafaudages vont certainement impliquer des coûts élevés pour remettre le viaduc en état, mais des travaux de maintenance paraissent incontournables. |