| Le viaduc de
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| Le viaduc en métal "L'impression n'est pas moins forte aujourd'hui, quand on se trouve sous les arcades du passage des piétons et qu'un rapide fait vibrer les voûtes. Celui qui, au même moment, est assis dans le train, fait une autre expérience: Quand le convoi s'engage sur le pont, c'est comme si le sol venait à manquer, tant le vide de la gorge de la Sarine apparaît subitement." Deux ponts en un "Le visiteur de 1900 et celui de 1986
se réfèrent-ils à la même chose ? Pas tout à fait, car jusqu'en 1925, à la place de
l'actuel pont en béton armé il y avait un viaduc en poutrelles de fer. Il semble avoir
complètement disparu alors qu'il forme en quelque sorte le squelette de la massive
construction d'aujourd'hui. Anciennement, il était un sujet favori des cartes postales
où il ap~arait en de multiples versions, souvent coloriées et, de préférence avec un
train à vapeur crachant des nuages de fumée. L'actuel pont ferroviaire en
Voie ferrée et routière sur un pont? "Déjà à cet époque, des voix s'étaient élevées, souhaitant un tracé, soit au bas du Varis, soit en dehors de la porte de Morat, avec une large voie en dessous pour les voitures et un trottoir pour les piétons. Le motif invoqué était l'éventualité d'un accident majeur au Pont Suspendu, mais sans doute aussi avec l'idée de le remplacer un jour, son entretien étant très coûteux. Ainsi, l'idée d'un pont de la Poya remonte à 130 ans :" La solution la moins coûteuse l'emporte "La décision en faveur de la troisième variante permettait une économie de plus de 200'000 Fr. Six grandes entreprises soumissionnèrent: les Usines Schneider & Cie au Creusot obtinrent l'adjudication. Leur ingénieur en chef Mathieu fut chargé de la réalisation."
D'autres projets non retenus "Les archives de l'Etat à Fribourg
possèdent des plans pour un pont ferroviaire sur la Sarine de 1855, signés G. Straub. Ce
dernier indique qu'il est "directeur des travaux au pont de la Glâne". Le
premier projet d'un viaduc à deux étages présente d'ailleurs une analogie frappante
avec l'ouvrage sur la Glâne. Le second projet présente deux tabliers en forme de caisson
métallique sur piles en maçonnerie. Le niveau-inférieur vraisemblablement pour le
passage des piétons." Dépassé par le progrès "L'entretien du pont n'était pas trop coûteux mais celui de la voie exigeait un gros travail du personnel. Les traverses en bois étaient particulièrement mises a contribution et, durant l'été chaud et sec de 1923, elles nécessitèrent par exemple pas moins de 23 interventions. Tout cela ne remettait cependant pas en cause le pont. L'électrification du réseau à partir de 1917 allait tout changer : le pont n'était plus adapté aux nouvelles locomotives lourdes, aux vitesses accrues et au trafic de plus en plus intense. Dans les années 1925-1927 le pont allait disparaître après 62 ans de loyaux services sous un revêtement de béton. C'est ainsi qu'un des ponts les plus spectaculaires de Suisse a fini: non pas à la ferraille, mais en restant l'armature du nouveau pont."
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