raccourci pour la page d'accueil

Historique de la ville

 
 

Ancienne carte de Fribourg :

Vue de Fribourg actuelle :

Zoom


  Pourquoi Fribourg ?

Le site de Fribourg n'a jamais cessé d'être occupé, depuis les temps néolithiques (5000-2000), pendant l'époque du bronze (2000- 750), à l'âge du fer (750-0), sous la domination romaine (0-400), jusqu'au début du Moyen Age. Cependant, à aucun de ces moments, il ne s'est agi d'une ville, Cela peut se comprendre. En effet, avant Fribourg, deux autres agglomérations de première importance ont eu tour à tour la prédominance. A deux pas de la ville actuelle, Châtillon-sur-Glâne d'abord, centre à vocation avant tout commerciale du VIe siècle avant J.-C., qui jalonnait la route de l'étain, reliant la Grèce à la Grande-Bretagne. Glâne ensuite, tout à côté du premier, est devenu après les invasions germaniques un centre politique et administratif fort influent, et ce jusque vers le milieu du XIle siècle. Car c'est à ce moment, vers 1157, que Fribourg reprend le flambeau en tant que ville. L'emplacement choisi par le duc Berthold IV de Zaehringen pour y édifier une ville n'est évidemment pas dû au hasard. En effet, le site de la future cité se trouve, sur la carte, à un point d'une extrême importance stratégique et militaire, puisque c'est précisément à cet endroit qu'existe un passage possible sur la Sarine. Celle-ci ne constitue pas, tout au long de son cours, un obstacle infranchissable, mais les points auxquels elle peut être passée avec facilité sont peu nombreux, en raison de l'escarpement de ses falaises. Pouvait-on dès lors trouver meilleur endroit pour y fonder une ville qu'un formidable éperon rocheux pris en tenaille dans un méandre de la Sarine avec un passage facile pour la franchir? Outre son caractère de passage obligé, le site de Fribourg fait partie, avec la Suisse romande actuelle, du royaume de Bourgogne incorporé depuis 1032 au Saint Empire romain germanique.
Fribourg se trouve donc à la limite des possessions bourguignonnes, face au reste de l'immense empire germanique: un oeil de la Bourgogne en direction de l'Allemagne. Mais il n'y a pas qu'un aspect stratégique à l'implantation d'une cité nouvelle; il n'en faut pas négliger en effet le côté économique et financier, Le XIle siècle est un siècle de grand progrès, surtout dans sa deuxième partie: la population s'accroît à un rythme rapide; partout on défriche les forêts, on assainit les marécages; on relâche même les contraintes du pouvoir , car la classe dominante des seigneurs a tout avantage à favoriser cet essor. Il aboutit d'ailleurs à un renversement capital, certainement recherché: la ville peu à peu s'impose à la campagne. Dans toute l'Europe, c'est à la ville qu'est lié le sort de la campagne, puisque ville est devenu synonyme de progrès. Alors la cité s'agrandit rapidement de nouveaux arrivants: artisans et serviteurs venus de la campagne se mettent au service du seigneur; ainsi, la ville se gonfle de quartiers neufs, les faubourgs. Le seigneur, qui puise son aisance dans la richesse des bourgeois fortunés de la ville, fait entourer celle-ci de solides remparts: il vaut mieux pouvoir fermer la porte. C'est dans ce contexte stratégique, militaire et économique que Berthold IV de Zaehringen fonde une ville nouvelle en 1157, au creux même de ce XIle siècle où près de 200 cités environ éclosent dans toute la Suisse.

star.gif (913 bytes) passer à la page suivante