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Historique de la ville

 

 

Première extension de la ville : L'auge

Deuxième extension à l'ouest du bourg primitif :


Les quatre faubourgs du XIIIe siècle

Très rapidement la première étape de construction est suivie d'une extension de la ville dans la presqu'île de l'Auge bouclée par la Sarine. Une enceinte vient naturellement protéger le nouveau «quartier», bientôt pourvu de son église (St-Maurice -les Augus-tins). En 1218, les comtes de Kibourg prennent dans leurs mains la destinée de Fribourg, la dynastie des Zaehringen s'étant éteinte. Vers 1224, la ville, franchissant le rempart du premier bourg, s'étend en faubourg du côté de l'ouest: la nouvelle ligne des remparts passait entre les églises actuelles des Cordeliers et Notre-Dame, suivait le tracé des rues de la Rose et des Maçons, celui des escaliers du collège, pour rejoindre le château. Entre 1243 et 1254, Fribourg déborde sur la rive droite de la Sarine. Les maisons de l'unique rue de ce nouveau quartier (rue des Forgerons) sont protégées par une enceinte allant de la porte de Berne, sortie obligée pour se rendre dans la ville de ce nom, à la porte du Gottéron en passant par la tour des Chats, la tour Rouge et la tour du Dürrenbühl. Les fortifications ne sont pas inutiles, puisque Fribourg résiste pendant trois mois, en 1260, aux assauts de Pierre II de Savoie.
En 1277, les Kibourg vendent la ville aux Habsbourg, parvenus peu auparavant au trône du Saint Empire romain germanique: ces derniers maintiendront leur domination sur Fribourg jusqu'en 1452. Le rôle stratégique de la ville ne s'affirme alors que davantage face à la Savoie, alliée de Berne. Entre 1280 et 1290, nouvelle phase de construction. Au cours du Xllle siècle, des maisons se sont édifiées le long des actuelles routes de Morat et de Lausanne; une ceinture de remparts, plus vaste encore que les précédentes, est construite: partant de l'actuel Musée d'art et d'histoire, elle longeait le Varis, couronnant le Belsaix, d'où elle aboutissait à la tour du Jaquemart au sommet de la rue de Lausanne actuelle; de là, les fortifications longeaient le couvent des Ursulines pour se terminer, suivant les escaliers du funiculaire, au bord de la falaise de la Sarine.

Fribourg au 14ème siècle. Essai de reconstitution par Augustin Genoud.

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