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Historique de la ville

 

 

Les nouvelles extensions. Les places, la Neuveville et des Planches

 

L'hôtel de Ville Renaissance


La grande extension des XIVe et XVe siècles

Dès 1397, Fribourg s'agrandit à nouveau, explosant littéralement dans toutes les directions: c'est le plus vaste programme de construction que la ville ait connu jusqu'au XIXe siècle. Il comprend le quartier des Planches, la Neuveville (son appellation est significative) sur l'autre rive de la Sarine, le quartier des Places avec la rue de Romont fermée par la porte du même nom, la rue St-Pierre et la rue de l'Hôpital avec à son sommet la porte des Étangs; de là, l'enceinte aboutit à la porte de Morat d'où elle va mourir sur les falaises de la Sarine. Ainsi, au début du xve siècle, la ville de Fribourg se trouve considérablement agrandie; elle va demeurer à l'intérieur de ses mêmes murs pendant plus de quatre siècles sans connaître de nouveau développement. Si des faubourgs nouveaux apparaissent, en parallèle le noyau ancien de la ville se modifie lentement et profondément: les maisons se multiplient, se surélèvent; les églises, surtout la cathédrale, s'embellissent; mais aussi, les espaces verts se restreignent.
Si Fribourg, dès sa fondation, a été une ville, elle a aussi été une seigneurie dont les terres comprenaient 24 paroisses. Au xve siècle, alors que la ville elle-même a fini son extension, Fribourg va s'affirmer en tant que seigneurie désireuse d'agrandir son territoire. C'est ainsi qu'en 1435, elle achète des terres correspondant à une partie de la Singine actuelle: c'est le début d'un conflit avec Berne; elle acquiert également la seigneurie de Montagny, créant inévitablement une tension avec la Savoie dont Fribourg dépend depuis 1452. De ville sujette sans autonomie politique, Fribourg va donc se manifester de plus en plus comme une véritable cité-état qui trouvera son indépendance en 1477 après les guerres de Bourgogne et sa pleine réalisation lors de son entrée dans la Confédération en 1481.
Sur le plan économique, Fribourg connaît jusqu'au xve siècle une grande prospérité grâce à la fabrication et au commerce de ses cuirs et draps (souvent plus de 10 000 pièces de tissu produites par an, chiffre considérable alors dans la production européenne). Cet essor cependant ne va pas durer. Le déclin qui s'en suit est lié à plusieurs causes: baisse dans la qualité de production, déplacement des voies de commerce, Réforme protestante qui isole Fribourg, restée fermement catholique.
Sur le plan artistique, le X Vie siècle, le temps de la Renaissance, a laissé à Fribourg des marques de premier ordre. Ainsi l'Hôtel de Ville que l'on édifie en lieu et place du château, démoli au xve siècle: on peut dorénavant alléger le système défensif et se préoccuper davantage de parer la ville de beaux monuments. Dans cet esprit, Hans Fries, un enfant du lieu, Hans Geiler et Hans Gieng, tous deux originaires d'Allemagne, vont doter Fribourg de ses fontaines Renaissance, chefs-d’oeuvre sculpturaux.

Le quartier des Places en 1525.

 

Le quartier du Bourg au 15ème siècle.

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