Les arcs était construits sur des cintres (treillis en bois souvent) conçus soit par des spécialistes soit par Maillart lui même à l’époque où il était constructeur. Et comme Maillart ne faisait rien sans s’améliorer par rapport à la fois précédente, dans un souci de réduire le prix de construction, il a conçu des ponts avec plusieurs arcs peu larges au lieu d’un seul large de manière a utiliser un seul cintre, plus léger. Pour le pont de Lorraine il a même fait mieux ; ce pont comporte un seul arc large et la construction s’est faite en trois étapes : d’abord on a construit une bande centrale avec un cintre léger et cette bande avait été construit de sorte qu’elle puisse supporter les deux autres bandes venant de part et d’autre ; ainsi le cintre n’a servit que pour une bande ce qui a permit de le faire plus léger, ceci entraînant une nette économie sur le prix du pont.

Il faut noter qu’à cette époque tous les ponts étaient construits sur cintre, et les ponts arcs en béton étaient souvent moins cher s’ils étaient bien conçus ; mais aujourd’hui les méthodes de construction s’étant développées, la solution classique pour des portées jusqu’à 250 m consiste en des ponts poutres construits par encorbellement avec précontrainte. Les ponts arcs se construisent également par encorbellement mais nécessitent un lourd matériel de construction (un mat et des câbles pour retenir l’arc en construction) ce qui les rend environ 10% plus cher que les autres types de ponts.

Toutefois, la construction de ponts arcs, longtemps délaissée, semble reprendre, un exemple récent est le pont arc de la Rance en France, construit en bétons à hautes performances.

Cintre utilisé à Tavanasa (source : site www.cee.cornell.edu)

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Cintre en construction : pont sur la gorge de la Salgina (source : site www.archinform.de)

 

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