C’est en décembre 1988 que l’autoroute A9 est arrivée aux portes de Sion. Pour poursuivre son cheminement le long du Rhône en direction du Haut - Valais, l’autoroute du Rhône devait contourner la capitale valaisanne. Il s’agissait dès lors d’enjamber le fleuve aux abords de la zone industrielle située au Sud de la ville. Ce passage délicat a été franchi avec élégance à l’aide du pont Haubané de Chandoline.

wpeF.jpg (18775 octets)

Cet ouvrage d’art est mis en évidence sur la carte suivante :

wpe10.jpg (11792 octets)

arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page

 

 

  • novembre 1984 :organisation du concours
  • décembre 1984:choix de 7 bureaux d’ingénieurs par le Conseil d’Etat
  • mars à octobre 85 :déroulement du concours
  • avril 1986 :attribution du projet et début de la phase d’étude
  • février 1988:début des travaux
  • août 1990 :fin des travaux
  • 16 décembre 1991 :inauguration officielle

arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page

 

 

D’une longueur totale de 284 mètres, ce pont est composé d’une travée principale de 140 mètres reliant les deux pylônes et de deux travées de rive mesurant chacune 72 mètres.

 wpe11.jpg (6730 octets)

Le tablier de 27 mètres de largeur et d’une hauteur de 2.5 mètres est suspendu par 58 haubans aux mâts mesurant une trentaine de mètres. La largeur considérable de la chaussée (27m.) a imposé une conception originale : un caisson central de 6 mètres forme une véritable épine dorsale du pont à laquelle viennent se rattacher des béquilles de forme triangulaire elles-mêmes prolongées par des porte-à-faux de 3.8 mètres.

wpe12.jpg (7979 octets)

Pour respecter l’une des contraintes fixées lors du concours (limitation du nombre de piles dans le Rhône), seules deux piles ont été construites. De forme quasi cylindrique, elles ont à leur base un diamètre de 3.60 mètres et s’élargissent en tête pour recevoir l’articulation en béton armé sur laquelle agissent les charges provenant des mâts.

 wpe13.jpg (18347 octets)

 arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page

 

 

- KBM, bureau d’ingénieurs civils SA, Sion

- de Torrenté et Pellissier, Sion

- Collaborateur : Christian Menn EPFZ

arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page

 

 

Afin de pouvoir travailler au sec lors de la construction des piles, deux enceintes ont été construites au moyen de parois moulées autour de ces piles. Ces dernières sont fondées sur des semelles de 3.8 mètres d’épaisseur et de 11.4 mètres de diamètre.

wpe14.jpg (7899 octets)

Le fond de l’enceinte (28 mètres de profondeur) est rendu étanche par un coulis de ciment injecté qui empêche les remontées d’eau.

 

La construction du tablier s’effectue en quatre phases :

La première consiste à construire le caisson central par encorbellement par étapes successives de 6 mètres.

La deuxième étape est la pose des béquilles triangulées par encorbellement latéral.

Les troisième et quatrième phases consistent à réaliser les porte-à-faux latéraux de 3.8 mètres chacun ainsi que les bordures extérieures mesurant 0.7 mètres.

 wpe15.jpg (5855 octets)

La construction par encorbellements successifs consiste dans un premier temps à construire les caissons de départ sur les piles. Par la suite, les autres caissons sont ajoutés et liés aux précédents, par étapes à l’aide d’un chariot métallique mobile. Ce chariot s’avance en porte-à-faux en prenant appui sur les caissons déjà fixés aux mâts par les haubans. Afin de ne pas impliquer de trop grands déséquilibres dans la pile, on procède par symétrie en ajoutant en même temps des caissons de chaque côté du mât.

  wpe16.jpg (12613 octets)

Parallèlement à la construction de ce tablier, les pylônes sont érigés par étapes régulières de 1.8 mètres. Ces mâts sont constitués d’une charpente métallique intérieure et de béton armé. Leur construction se fait par étapes, selon la progression de l’encorbellement.

Les haubans sont fixés au fur et à mesure de l’avancement des travaux aux caissons centraux et aux pylônes. Les haubans d’une étape sont d’abord mis en tension à environ 50 % de la force de service définitive. Afin de ne pas créer de déséquilibre des efforts lors de la mise en tension, on procède par palier en tirant alternativement les câbles de la travée de rive et ceux de la travée centrale. Enfin, après la mise en tension définitive, on injecte du coulis de ciment dans les gaines afin de protéger les câbles de précontrainte contre la corrosion.

arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page

 

 

L’esthétique et l’intégration au site ont joué une part importante dans le choix effectué par le jury. Voici un extrait du rapport de ce jury concernant l’esthétique de l’ouvrage qui résume bien l’impression qui prédomine lorsque l’on regarde ce pont haubané :

"L'ouvrage, quoique transparent, s'impose comme un élément dominant du site par l'effet de verticalité créé par les deux mâts dont l'amplitude est proportionnée au vide à franchir sur le Rhône. En limitant le pont au franchissement du plan d'eau, une impression d'harmonie et de cohérence se dégage de l'ensemble. La structure haubanée révèle le jeu des forces en présence en particulier par le double câblage épousant la forme du pont… La forme perçue dans l'espace est suffisamment caractéristique pour évoquer la présence du fleuve, marquer ce qui fait passage entre le dehors et la ville, et conférer son identité à l'espace industriel qu'elle domine."

Pour observer cet ouvrage, voici quelques points de vue.

wpe17.jpg (29701 octets)

 

wpe19.jpg (15840 octets)

wpe1A.jpg (14139 octets)

les berges du Rhône du côté Nord et du côté Sud (points n°1 et n°2)

 

wpe1B.jpg (10977 octets)

la route en direction de Nendaz (point n°3)

arrcutup.gif (282 octets)   sommet de la page